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La veritable histoire derriere Gripsou le clown

Quand on voit un clown généralement, avec son nez rouge, ses grimaces et ses chaussures démesurés, on a juste envie de rire. Pourtant certaines personnes ne trouvent pas les clowns très drôles, bien au contraire, ils en ont même une peur bleue. Ces gens sont atteins de la coulrophobie et leur pire cauchemar serait de se retrouver enfermé avec un clown quelque part. On peut logiquement se poser la question sur l’origine d’une telle phobie mais si vous connaissez Gripsou, vous pourriez aisément la comprendre. Le clown dévoreur d’enfants aura marqué toute une génération avec ses grands yeux jaunes luisants et ses longs crocs acérés comme des lames de rasoir.

 

Créé par Stephen King dans le roman CA, Gripsou est en fait une entité démoniaque qui a pris la forme d’un clown, tout simplement pour mieux appâter les enfants qui sont son mets favori. Si le clown qui habite les égouts et qui se nourrit de préadolescents n’est donc qu’un personnage de fiction, un autre clown tueur a réellement existé. Il s’appelle John Wayne Gacy, tueur en série auteur de 33 meurtres et c’est d’ailleurs son histoire qui a inspiré le romancier pour créer Gripsou. Aujourd’hui nous vous proposons de faire la connaissance de Gacy pour essayer de comprendre comment un homme apparemment respectable et sans histoires, s’est transformé en monstre sanguinaire en costume de clown. On commence !

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Une enfance difficile


Source : Studinano

Comme plusieurs criminels, l’enfance de Gacy n’a pas été de tout repos. Bien qu’il ait toujours été très proche de sa mère, la relation avec son père était beaucoup plus difficile. Ce dernier battait son fils à coups de ceinture et le ridiculisait constamment. Les termes « fillette » et « stupide » revenaient souvent dans la bouche du paternel afin de décrire son enfant. Malgré une multitude d’efforts pour lui plaire, Gacy n’a jamais eu d’affection de la part de son père, celui-ci ayant même affirmé que son fils jouait la comédie lorsqu’il a été hospitalisé en raison de son état de santé fragile.

L’enfance difficile de Gacy ne l’a cependant pas empêché de s’impliquer dans mille et un projets. D’ailleurs á la fin des années 70 à Chicago, John Wayne Gacy incarne merveilleusement l’american way of life  américain de l’après-guerre. Marié deux fois, papa de deux enfants, Gacy est une publicité vivante qui va jusqu’à la caricature : la jolie maison dans une banlieue aisée, l’herbe bien tondue, le drapeau américain au bout de son mât, et un visage jovial bien connu dans le quartier… Beau parleur et charmeur malgré un physique passe-partout, John a la réputation d’avoir le cœur sur la main. Le genre de bénévole qui ne compte pas ses heures dans toutes les associations caritatives du secteur.

C’est bien simple, cet homme va jusqu’à amuser les enfants malades des hôpitaux en leur rendant visite pendant leur convalescence, déguisé en clown.

En plus d’une reluisante carrière d’homme d’affaires, Gacy s’implique aussi en politique au point où il sera photographié avec la première dame de l’époque, Rosalynn Carter.

Mais si tout semble bien aller dans la vie de John , on ne peut pas en dire autant de la ville ou il habite . Effectivement quelque chose pèse sur Chicago. Depuis des années et des années, des jeunes gens disparaissent sans laisser de traces. Et aucun de ces garçons de 15 à 20 ans ne refait jamais surface.

Le 11 décembre 1978, c’est au tour de Robert Piest, un jeune de 15 ans, de disparaître en rentrant de la pharmacie où il travaillait après le lycée. Quelques heures plus tard, le détective Joseph Kozenczak, apprend que le jeune garçon avait rendez-vous avec un certain John Wayne Gacy – le gentil clown avait semble-t-il dans l’idée lui proposer un autre job, mieux rémunéré.

En vérifiant par pure routine le casier judiciaire de Gacy, le policier tombe de l’armoire : dix ans plus tôt, Gacy a purgé une longue peine de prison pour viols sur de jeunes garçons. Et depuis, bien des gens se plaignent de lui … Ce pillier de la communauté a été arrêté à plusieurs reprises depuis sa sortie de tôle, sans qu’aucune procédure n’aboutisse.

Au commissariat, Gacy est parfaitement à l’aise. Il la joue copain, rappelle qu’il a le bras long et qu’il est un juste un brave type, catholique et bénévole. Le côté « allons les gars, vous vous doutez que ce n’est qu’un malentendu, tout va vite s’expliquer. »

L’arrestation


Source : Tueurs En Serie

Ça, pour tout s’expliquer, tout s’explique : pendant que ses collègues cuisinent Gacy, Kozenczak fouille le pavillon de Gacy, convaincu d’y trouver le gamin disparu. La maison est très propre, très ordonnée. Au mur, quelques tableaux peints par Gacy lui-même – tous montrent un même sujet : des clowns. Il y a autre chose, ceci dit. Des menottes. De faux badges de policiers. Des couvertures tâchées par des souillures couleur rouge. Du Valium, du chloroforme. Des cordes. Et surtout des vêtements beaucoup trop petits pour être ceux du grassouillet John Gacy.

Mais aucune trace du jeune garçon. Le temps de faire analyser les éléments découverts, les policiers sont obligés de libérer Gacy, placé sous haute surveillance. Le gentil clown débonnaire joue la carte du calme. Il pose des guirlandes de Noël comme d’habitude, aide ses voisins à déneiger leurs allées et paye un déjeuner au restaurant aux enquêteurs qui le surveillent. Au cours du repas, il leur lance, fanfaron : « vous savez, les clowns s’en tirent toujours ».

Lassés, les policiers finissent par arrêter Gacy le 21 décembre, pour… vente de marijuana. Et en profitent pour fouiller la baraque de fond en comble. Sous pression, Gacy s’effondre enfin et avoue avoir enterré « un ancien amant » sous le sol de son garage, jurant sur ses grands dieux qu’il s’agissait de légitime défense.

Dans le vide sanitaire, les policiers vont trouver un peu plus que ça. Après avoir pompé une mare d’eau infecte, les enquêteurs trouveront 26 corps dans la fosse septique, soigneusement positionnés pour occuper l’espace de façon optimale, comme dans Tetris. Trois autres enterrés dans le jardin. Et quatre encore, abandonnés près d’une rivière voisine – dont celui de Robert Piest. 33 victimes en tout que Gacy admet avoir oté la vie sous l’emprise d’un double maléfique, « Bad Jack ». La presse s’empare rapidement du sujet et le monde apprend alors avec effroi, l’existence de Pogo le clown tueur .

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